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8 - MEMOIRE DES RUES DE LANEUVEVILLE

RUE DENFERT ROCHEREAU

Cette rue est jusque l’industrialisation de la région, la rue commerçante de La Neuveville qui a une vocation agricole. La plupart des constructions s’étalent de part et d’autre de l’église Saint-Georges. Là sont installés les quelques commerces du village. Si les charrettes tirées par les bœufs et les vans ont disparu au profit des voitures, les habitations n’ont pas évolué.

Denfert Rochereau
RUE VICTOR HUGO

Victor Hugo
AVENUE FAIDHERBE

Cette artère s’appelle autrefois l’allée des Sorbiers. Comme la plupart des rues, elle est en terre battue. Celle-ci est recouverte d’un revêtement de bitume qu’après la seconde guerre mondiale, fin des années 1950. 
Si elle est aujourd’hui avenue résidentielle, elle fut lieu d’activités important : 
- 2 scieries, 3 menuiseries, 1 confiserie et alimentation en gros, 1 broderie et 2 épiceries puis des cafés.
Faidherbe
RUE DE LORRAINE



Lorraine
RUE PASTEUR

Pasteur

L’ANCIEN SÉMINAIRE RUE GÉNÉRAL SARRAIL

Par son lieu forestier calme favorisant les prières, la réflexion et le travail des élèves, le château ROBERT, ancienne demeure LECUVE, reçoit une vingtaine de petits séminaristes du Sacré-Cœur en 1951.
Leur instruction est donnée par les pères de la Congrégation des prêtres du Sacré-Cœur de Saint-Quentin. Par manque de places d’accueil, il se crée ensuite en 1956 dans la propriété du Battantet avec la collaboration d’une société immobilière anonyme (héritiers AMOS), deux bâtiments avec chapelle attenante pour y loger séminaristes et autres élèves de la région. En raison d’un manque de vocation, ce lieu ne réside que quinze ans puis il disparaît. 
En date du 30 novembre 1973, l’ensemble avec les terrains sont vendus à la commune de Raon l’Étape où prennent place un collège de l’enseignement secondaire (Louis PASTEUR) puis un lycée technique professionnel (Louis GEISLER). 
A proximité, deux salles de gymnase sont construites en 1981 et un terrain de sport en 1986.

(*) Le toponyme «battant» indique la présence vers le 17ème siècle, d’une installation au fil de l’eau transformant le mouvement circulaire (roue à aubes) en mouvement alternatif qui se trouve probablement sur le canal Amos.
 Séminaire
Séminaire
LA HAUTE NEUVEVILLE

 Haute Neuveville
Haute Neuveville

LE QUARTIER DU « MAROC » - LA VIERGE


Durant la seconde guerre mondiale, de nombreux Neuvillois accueillent à leur domicile la statue de la Vierge où des veillées sont organisées dans chaque foyer et rue de la commune en mémoire des déportés, prisonniers puis maquisards. 
La statue est le fruit du vœu formulé le 15 août 1944 par l’abbé COINCHELIN, curé de la paroisse Saint-Georges et de tous les paroissiens de La Neuveville. Après la libération de la commune du joug allemand et alors que plus de deux cent raonnais sont déportés en Allemagne le 8 novembre 1944 sauf les habitants de Laneuveville épargnés de cette dernière épreuve et à quelques jours de l’arrivée des troupes américaines libératrices, l’abbé et ses paroissiens décident d’ériger une statue à Notre-Dame. 
Depuis le 18 septembre 1949, ce monument est fêté solennellement. Avant 15 heures, l’église Saint-Georges déborde d’une population. La rue Denfert Rochereau est aussi comblée de gens qui attendent pour se joindre à la procession. 
Des répliques de la Vierge sont portées par les fillettes. Les rues sont pavoisées aux couleurs de la Vierge et le quartier du « Maroc » décoré de guirlandes bleues et blanches. L’emplacement du monument est aussi implanté de mâts de sapins où sont accrochés drapeaux et guirlandes  aux  couleurs  de  la France  et de  Marie. Un parterre de mousse et de fleurs est disposé au pied du socle de la statue. Plus de 2000 personnes se retrouvent groupées en silence pendant que les cloches de l’église sonnent à toute volée suivi de l’acte de consécration à Notre-Dame par le curé COINCHELIN. 
Depuis ce jour, sur son socle de grès rose, la Vierge du quartier du « Maroc » veille sur la ville et les H.L.M. qui portent le même nom, rappelant misère, souffrance et deuil que les riverains subirent à la Libération 1944. 
Lourde de deux tonnes et près de quatre mètres de haut, la Vierge est née dans les fours de l’union artistique de Vaucouleurs (55). Son installation en 1949 est marquée à l’époque par une forte participation à la procession, parmi des rues pavoisées aux couleurs de la Vierge tout comme le site entouré de tapis de mousses et de fleurs. Ce fut grandiose ! 
Malgré l’épaisseur de la fonte avec la tempête du 26 décembre 1999, elle se retrouve endommagée puis cassée à plusieurs endroits. Après un bon mois de travail aux services techniques de la ville de Raon, « Notre Dame de la Libération » retrouve un aspect d’antan.

 La Vierge
La Vierge

Sud/Ouest : extension du quartier du Maroc aux futurs H.L.M. de la Vierge.
De ce fait, les Champs Bocôts et les Courts Champs sont construits à cette date.
En 1945, ce quartier comporte 150 foyers et 300 en 1955.

 Le Maroc
Le "Maroc"
LA MEURTHE

La Meurthe  a toujours servi de limite entre les communes de Raon l’Étape et de La Neuveville-lès-Raon où elle a une grande importance pour la vie de celles-ci. De nos jours, l’absence d’activités fluviales sur cette rivière laisse reprendre son naturel à la végétation environnante. Seuls quelques vestiges subsistent à des endroits marquant traces d’un flottage des bois ou l’industrialisation d’entreprises.

 La Meurthe
La Meurthe
LE GRAND PONT


RAON L’ETAPE et LA NEUVEVILLE séparés par la Meurthe sont anciennement deux localités rivales entre lesquelles un pont de bois assure les relations strictement nécessaires. Il est le seul lien routier entre ces deux communes. Ce matériau entraîne des reconstructions partielles dues aux dégradations du temps ou des inondations. Les adjudications se font devant les maires respectifs des agglomérations. Le bois est fourni par chaque forêt communale. Il est souvent le théâtre de conflits mais aussi de réunions entre les deux bourgs.
Il est raconté qu’en 1929 lors de la présence de tas de boue sur la chaussée du pont, certain n’y mettait pas du sien pour dégager cette dernière qui desséchait… Les enfants des communes choisissait le pont comme lieu de querelles et s’attaquaient à coup de lance-pierre… Lors des enterrements si la cérémonie se déroulait à l’église Saint-Georges de LA NEUVEVILLE et l’inhumation au cimetière de RAON, le curé de la première paroisse accompagnait le corbillard seulement jusqu’à l’entrée du pont. La voiture passait seule le périmètre et le curé de RAON prenait ensuite en charge la relève de la procession à la destination finale.

En 1706, 1712, 1729, 1733, des réparations s’effectuent à ce pont de bois. 
En 1754, la maçonnerie du pont est restaurée partiellement avec des pierres de taille. Les pièces de bois sont en chêne. 
1771, l’ouvrage est reconstruit à neuf. 
Au cours d’améliorations faites de 1848 à 1870, le pont de bois est construit en pierre et les rivières sont endiguées. 
A l’aube du 20ème siècle, il est totalement en pierre mais il connaît les vicissitudes des deux guerres car il est le seul passage sur la Meurthe entre le col de la Chipotte et le massif du Donon. C’est une voie stratégique pour les différentes troupes militaires. 
A la fin de la seconde guerre mondiale, le pont est à nouveau miné par les allemands mais préservé intact pour permettre la traversée d’unités refluant devant l’armée américaine. Rappelons que durant cette période soit le 1er novembre 1944, les ponts place de la République, rue Wessval et la grande passerelle de la Meurthe « des Oua-lous » sautent à 14 heures 30. 
Le 3 novembre 1944, les obus américains pleuvent sur la ville. L’un touche le grand pont à 23 heures 45 qui explose en provoquant la mort de nombreux soldats allemands affectés à sa défense. Pour éclairer leurs manœuvres, les allemands incendièrent alors tout le quartier. Les américains venant de la Chipotte construisent alors un pont Bailey pour passer sur l’autre rive mais le démontent après leur passage.  
Un second pont Bailey est reformé puis doublé d’un pont provisoire en bois qui reste en place jusqu’en 1957. 
Le 27 décembre 1947, le pont de la Meurthe est détruit par les violentes inondations qui s’abattent sur la ville. 
En janvier 1957 après deux années de travaux sans compter le gros hiver de 1956 où la rivière gèle sur une épaisseur de 30 à 50 centimètres emprisonnant l’échafaudage, le pont est refait dans sa version actuelle. L’ouvrage nécessite 1000 mètres cube de béton. Le pont ne sera jamais inauguré car le tracé initial au lieu d’être plat, enjambe la Meurthe en dos d’âne. Le pont Bailey est déplacé de 25 à 30 mètres vers l’amont à la place du pont de bois emporté par les inondations afin de libérer la place pour construire le nouvel ouvrage dans l’alignement de la rue Pasteur et Charles Weill. Côté RAON, quelques maisons étroites dont celles du couple RICHARD, marchands de chaussures, sont rasées. 
En janvier 1992, le grand pont de la Meurthe prend un nouvel aspect : la commune remplace le garde corps et le 8 mai 1997 afin de symboliser la fusion entre les deux communes RAON L’ETAPE puis LA NEUVEVILLE, ce pont de la Libération est dénommé : pont de l’Union 1er janvier.

 Le pont sur la Meurthe
Le pont sur la Meurthe

LES INONDATIONS

RAON L’ETAPE a souvent souffert de nombreuses inondations. A toutes les époques, il en est signalé de graves dues au lit de la Meurthe. Les années répertoires comme les plus importantes et sinistrées par la montée des eaux sont : 1734, l’hiver de 1811 et 1812, la nuit du 12 au 13 juillet 1813 et en 1896. Les papeteries Mettenet puis des Châtelles ainsi que les rues des deux villes sont envahies. De nombreux habitants sont délogés du quartier de l’Isle à RAON.  L’usine à gaz est noyée (1919). Celles de 1947 surviennent après les dévastations de la guerre puis en 1983. A la suite de chutes pluviales torrentielles, la Meurthe et la Plaine se voient sortir de leur lit. Des crues dévastatrices envahissent les rues et les maisons qui entraînent aussi des glissements de terrains provoquant d’importants dégâts.

Le lundi 28 décembre 1947 en fin de matinée, le déferlement d’eau de la rivière de la Meurthe emporte le pont de bois provisoire construit à côté du pont Bailey ainsi que la passerelle en fer de la papeterie Mettenet. Certaines rues sont submergées et les résidences envahies par cette calamité. Parmi elles, une habitation située à proximité du cimetière de LA NEUVEVILLE est minée par le courant puis s’écroule en ensevelissant la propriétaire des lieux : madame veuve HAAS.

Tout recommence dans la nuit du 9 avril 1983. C’est la même ampleur. Des inondations touchent encore durement la ville. Des pluies diluviennes s’abattent sur la région et font sortir la Meurthe de son cours dès l’après-midi même. Les habitués commencent à surélever, à déménager. Il y en a qui rient, ils n’y croient pas… Mais en soirée, la pluie tombe toujours. Les rivières prennent ainsi de l’espace puis coupent rues et routes dont la R.N.59. Le moral des éternels optimistes commence à fléchir ! La nuit tout est différent. La route nationale est maintenant coupée. Le lendemain à 7 heures, le niveau maximum est atteint : 3,64 mètres au pont du chemin de fer. A la côte de Beauregard,  des glissements de terre se révèlent. Puis l’eau se retire assez rapidement. Les pompiers en alerte 28 heures établissent 74 interventions.


De nouveau le mercredi 25 mai, alerte dès 8 heures. Le niveau de la Meurthe devient à nouveau inquiétant. L’eau monte mais moins vite. Le 26 mai au matin, il pleut toujours. A 13 heures, elle recouvre la rue Charles Weill. D’après des relevés effectués à 19 heures, la Meurthe est à 3,60 mètres et la Plaine de 2,20 mètres à La Trouche. Le centre ville est obstrué. Désolation pour les riverains qui ont leur rez-de-chaussée submergé par les eaux. Cette fois plus gravement, la côte Beauregard est descendue. Des terrains se sont affaissés par endroits et des coulées de boues envahissent plusieurs maisons de la rue Stalingrad. La boue sort sur la route après avoir traversée les maisons. La décrue de 2 mètres a lieu vers 20 heures. Il faut attendre le vendredi 27 mai 1983 à minuit pour que l’alerte soit levée. 40 heures de veille avec 174 interventions ont été nécessaires. Ces passages d’eaux ont entraîné des heures difficiles à des familles désespérées, angoissées devant la montée de celles-ci.


Plus récemment, les 3 et 4 octobre 2006, la commune est à nouveau sinistrée par la montée des eaux provoquant inondation jusqu’en centre ville. La Meurthe et la Plaine sont encore sortie de leurs lits pour envahirent sous-sols et rues provoquant des dégâts considérables n’épargnant pas l’économie locale. 160 interventions du centre de secours de RAON L’ETAPE sont enregistrées et réparties principalement pour les rues Denfert Rochereau,  Emile Zola, Charles de Gaulle, Jules Ferry, Paul Langevin, de la Tour, Viviani, Gambetta, Victor Brajon, quai de la Victoire, impasse Messine ainsi que les papeteries Châtelles et de Raon (Matussière & Forest). Une fois de plus, des mécontentements de certains riverains surgissent envers les pompiers qui réalisent pourtant selon leur effectif en ce temps, priorité à l’urgence. Durant trois jours, les services communaux divers été mobilisés puis œuvrés sans relâche. Ces sinistres restent gravés dans certaines mémoires de nombreux raonnais.


 Les innondations
Les innondations

LES CHÂTELLES


 Un coin des Châtelles
Un coin des Châtelles

GRAND ELEVAGE DE LA VERDURETTE - Charles BARTMANN





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